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  • Vincent Stevenin Sophro

Le stress chez l'être humain



Le stress chez l'être humain qualifie à la fois une situation contraignante (appelée stresseur) et les processus physiologiques mis en place par l'organisme pour s'y adapter.


Le stress se définit par des réactions de l'organisme, tant émotionnelles que physiques, face à une situation particulière ou à des facteurs de stress (stresseurs).

Le stress est une réaction naturelle et normale tant que celle-ci ne devient pas excessive.

A contrario, une situation de stress chronique peut être considérée comme pathologique et peut entraîner des désordres digestifs, des céphalées, des troubles du sommeil ou la manifestation d’autres symptômes dysfonctionnels.



Chez les personnes asthmatiques, le stress peut être à la source de détérioration des symptômes liés à l'asthme. Il en est de même pour les personnes dépressives, anxieuses, ou présentant d'autres troubles mentaux ou comportementaux.

Des moyens et des techniques permettent de lutter contre le stress, particulièrement quand celui-ci est chronique, comme par exemple les exercices de relaxation, ou encore de respiration.

Chez l'adulte, le stress peut avoir des origines physiques, pathogéniques (ayant pour origine une maladie génétique, infectieuse ou parasitaire, par exemple), socio-psychiques, médiées par divers processus hormonaux (hormones de stress), chimiques et biochimiques de l'organisme.

Ses conséquences diffèrent selon l'individu (capacités d'adaptation et de résilience) et selon que le stress soit temporaire ou chronique.

À court terme, un stress modéré peut ne pas être mauvais, voire utile, mais ses effets à long terme peuvent engendrer des problèmes de santé.

Selon Richard Lazarus et Susan Folkman (1984) , le stress se définit comme une « transaction entre la personne et l’environnement » dans laquelle la situation est évaluée par l’individu comme débordant ses ressources et pouvant mettre en danger son bien-être.

En fait, c’est la double-perception d’un état de divergence entre une demande d’adaptation à un moment donné et la capacité à y faire face. C’est une dépense d'énergie.

Un événement stressant, aussi appelé déclencheur, provoque une réaction en chaîne qui débute dans le cerveau et aboutit à la production de cortisol par les glandes surrénales.

Le cortisol active alors en retour deux zones du cerveau : le cortex cérébral pour qu'il réagisse au stimulus stressant (fuite, attaque, immobilisation, compensation…) et l'hippocampe, qui va apaiser la réaction.

Si le stress est trop important ou s'il se prolonge, l'hippocampe saturé de cortisol ne peut plus assurer la régulation. Le cortisol envahit alors le cerveau et peut s’installer alors une dépression.

Selon Hans Selye, le syndrome de stress évolue en suivant trois stades successifs :

« Réaction d'alarme » : les forces de défense sont mobilisées

« Stade de résistance » : adaptation à l'agent stressant

« Stade d'épuisement » : inexorablement atteint si l'agent stressant est suffisamment puissant et agit longtemps.

… Peut survenir alors une éventuelle phase de récupération (résilience) , au travers d’un accompagnement ou d’une thérapie mettant en œuvre les processus de relaxation et de prise de recul.

Le stress est différent de l'anxiété, celle-ci est une émotion alors que le stress est un mécanisme de réponse pouvant amener différentes émotions, dont l'anxiété.



On peut rappeler deux phrases qui ont traversé le temps :


« Les espèces qui survivront ne sont ni les plus fortes ni les plus intelligentes, mais celles qui auront su s’adapter à leur environnement ». Charles Darwin

« Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais le jugement qu’ils portent sur ces choses ». Épictète



Sources :

Notre corps et ses crises, Dr Henri Rubinstein, éd. JC Lattès

Le stress et la découverte de soi Dr Paul Dupont DRC diffusion

Travaux de la Mayo clinique http://www.mayoclinic.com/health/meditation/HQ01070

Richard Lazarus et Susan Folkman, Stress, Appraisal and Coping, 1984.

J. Crespy, Stress et psychopathologie du travail, Cahiers de notes documentaires. Paris. no 116, 3e trimestre 1984.

Elena Sender, Le volume hippocampique se réduit de 8 à 10 % chez les déprimés et provoquerait l'arrêt de la neurogénèse. Sciences et Avenir, février 2008, p. 50.

Jean Benjamin Stora,

Le stress, Le Stress, Presses Universitaires de France, PUF, juin 2010, 8e éd. (1re éd. 1991).*

Du rêve à la découverte, Hans Selye, éd. de La Presse, 1973.

Wikipédia, Passeport Santé

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